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Vendredi le 25 mars 2011
Les casques font partie de l’habit du pilote
depuis longtemps, et continue a évoluer plus en plus rapidement. Aux débuts de notre
sport, les casques en cuir étaient le nec plus ultra de la protection, et aux
fils des années ils sont maintenant en fibre de carbone, kevlar et nomex.
Tout le monde connaît l’importance du casque et
le porte sans question, mais portez-vous le bon casque pour votre
discipline ? A la base, il y a 3
certifications pour les casques DOT, Snell et SFI. Si un casque porte la certification
de Snell ou SFI ils dépassent largement les normes de DOT (Department of
Transport).
Dans le sport automobile, la certification la plus reconnue est la
certification Snell. La fondation Snell révise leurs certifications aux 5 ans
et donne une limite de vie à un casque soit 10 ans. Pour ce qui est de SFI eux,
ils établissent une norme mais n’a pas
de date précise pour refaire l’évaluation. La majorité des sanctions et des
pistes suivent ces recommandations.
Les 2 fondations qui établissent les normes pour
nous protéger ont chacun trois classifications distinctes. Chez Snell, le casque pour la course automobile est désigné SA (Sport
Automobile), pour les Motos c’est la certification M qui est de mise, et
finalement, ils ont la certification K pour le Karting. Pour la Fondation SFI,
ils ont la certification 31.1 pour notre sport favori, le 41.1 pour les motos,
et, pour être différente, la certification 24.1 pour les enfants.
Les casques SA et 31.1 ont d’importants avantages sur les autres en ce
qui nous concerne. Le premier est la résistance aux flammes et à la chaleur ;
pour recevoir la bénédiction, le casque est exposé à une flamme de 790 dégrés
Celsius, et doit s’éteindre aussi tôt la flamme retirée.
Pour les casques avec
une certification pour les motos et karting, le feu n’est pas une
préoccupation, donc ils n’ont aucune résistance aux flammes. L’autre différence est dans la construction
de la coquille, non seulement elle doit résister à un impact sur une surface
plane, mais aussi un impact contre un tuyau de cage.
La duré de vie des casques est déterminée par
plusieurs facteurs. Le premier est la
date de certification, donc pour un casque Snell les certifications SA2005 et
SA2010 sont encore d’actualité. Pour les
casques certifiés SFI, il faut ajouter
10 ans à la certification, donc pour la saison 2011 un casque SFI 31.1/2006 est
le plus vieux accepté.
Si votre casque vous a sauvé la vie, dites-vous que
votre casque a sacrifié sa vie pour sauver la vôtre. L’exposition à un feu ou
un impact contre un objet dur rend le casque non sécuritaire. Si vous avez la
mèche courte mieux ne pas utiliser votre casque pour vous défouler de vos
frustrations avec un bon lancer dans le fonds de la remorque, si non vous allez
ajouter à vos frustrations avec le besoin de remplacer votre casque. Comme c’est
le cas avec tous vos articles de sécurité, une inspection visuelle avant chaque
utilisation est requise. Si vous trouvez que la coquille est fissurée, que la
doublure est déchirée ou que la mousse à l’intérieur est détériorée, il est
temps d’aller magasiner.
Les casques prennent plusieurs formes, les
casques à face ouverte, les casques fermés connus sur l’appellation « Full
Face », et les casques à ventilation
forcée. Le prix peut varier entre $150 et
1,500$, soit le prix d’une auto. Le prix n’est pas gage de protection, un
casque certifié est un casque certifié.
La différence entre les prix est dans
le poids, le confort de l’intérieur (comme un
matelas confortable pour vous ne veut pas dire confortable pour votre
voisin), la qualité des visières, et
l’efficacité de la ventilation, et le look. Si vous conduisez dans les courses
de longue durée ou dans des endroits chauds,
l’investissement pour un casque à ventilation forcée vaut le prix.
Vous gagnerez en performance autant qu’en confort. Garder sa tête au frais prend
tout son sens. Avec un système de ventilation forcée, prenez soin de placer l’unité de filtration
dans un endroit où la poussière, les vapeurs, les gaz d’échappement et la
chaleur sont au minimum.
En bout de ligne, la personne responsable de
votre sécurité c’est vous, donc rappelez-vous
que je préfère vous parler que de parler de vous.
Yvan Lacroix
Chroniqueur
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