Photo:Patleck   

 

Dur dur de plaire à tous

 

Steve Berthiaume
 Chroniqueur

 

Mercredi le 16 septembre 2011

Chaque année les promoteurs des différentes pistes de course, convie les équipes et pilotes afin de discuter des changements qui seront apportés pour la prochaine saison. Lors de ces ``Meeting`` chacun y va de son point vu, chaque personne présente a la meilleure solution, tous ont l’idée du siècle, mais jamais personne n’est satisfait.

C’est quoi le maudit problème aux courses?

Le problème est simple, nous sommes dans un sport de compétition, tous veulent gagner, mais pas tout le monde qui veut travailler pour finir premier. Comme dans les séries Nascar, F1, ou comme dans tous sports professionnels, des milliers de dollars sont dépensés chaque année pour aller chercher les meilleurs résultats possible. On oublie souvent que dans ces sports il y a plusieurs types de personnes : Les tricheurs, les innovateurs, les développeurs, et les expérimentateurs, et ce que j’appelle les suiveux

Voici ma définition personnelle de chaque type :

Le tricheur :

Le tricheur est celui qui veut avoir la victoire le plus rapidement possible sans le moindre effort, souvent le tricheur espère faire un changement sur sa voiture en essayant de déjouer l’inspecteur. On a déjà vu par le passé lorsque les têtes d’aluminium étaient interdites, voir des équipes de course mettre une poudre et une peinture métalliques sur les culasses de sorte lorsque l’inspecteur y pose un aimant, elle colle automatique, de cette façon on croit que les têtes sont en fonte.

La tricherie la plus actuelle et la plus antisportive en ce moment est la traction control, malheureusement il devient difficile pour les inspecteurs de la détecter.

L’innovateur :

L’innovateur est celui qui la passe la moitié du temps dans sa tête, même la nuit l’innovateur va rêver à trouver une solution afin d’y  trouver une astuce ingénieuse. L’innovateur étudie tellement le comportement de chacune des pièces qui s’y trouvent sur une voiture qu’il va même se permettre de la modifier ou en inventer une nouvelle qui deviendra une évolution.
La célèbre transmission Bert est un bel exemple d’innovation. Les amortisseurs sur les voitures sont maintenant rendus une oeuvre d’art que seuls les innovateurs connaissent leurs secrets.
Un pilote bien connu de la terre battue en Stéphane Lafrance est un excellent innovateur, il fabrique presque tout de lui-même et il inspire même les autres compagnies concurrentes….

Les développeurs :

J’aurais pu mettre les développeurs et les innovateurs dans le même bateau, mais pour moi un innovateur est celui qui va trouver les idées et le développeur celui qui va aider à les mettre en marche.

Le développeur est celui qui va passer tout son temps à tirer le maximum de la pièce, il va y faire diverse combinaison avec d’autres pièces afin d’y trouver meilleur compromis, que ce soit pour une recette de moteur, de suspension, d’aérodynamisme, etc. Le développeur est surtout celui qui amène un complément à l’innovateur.

Les expérimentateurs:

Les expérimentateurs dans le domaine de la compétition sont plus fréquents, ils en connaissent assez pour compétitionner, mais pas assez pour emmener une voiture dans les plus hauts sommets. Les expérimentateurs vont se fier beaucoup à tous et chacun qui a une certaine connaissance dans le domaine. Ils vont donc expérimenter les ''set-up " des autres équipes, même quelques fois sans comprendre réellement se qu’ils font comme ajustement cela ne sera pas toujours concluant.

Toujours est-il, qu'il faut d'abord et avant tout faire confiance aux équipes qui nous livre une partie de leur livre des secrets....vous montre t’il toujours la bonne page?

Les suiveux

Les suiveux se sont ceux qui achètent une voiture de course avec clés en main, pas d’équipe ou presque, à moindre connaissance, ce qu’ils veulent est de piloter, souvent, ils sortent leur voiture le jeudi soir pour jeter un coup d’œil rapide, ils lavent la voiture et go aux courses. Ces gens vont souvent aux courses pour le pur plaisir, ils savent qu’ils n’ont aucune chance de gagner, mais aimes se divertir.

Pourquoi je vous donne ma définition de chaque type? La raison est simple, lorsqu’il y a des « meetings» tous ces types sont présents et chacune des personnes ont toute une manière différente de voir les choses, car en partant ce n’est pas tout le monde qui ont les mêmes besoins, et pire les budgets rentrent en ligne de compte, la petite équipe n’a pas toujours les moyens d’innover ou de développer, mais elle peut avoir les moyens d’expérimenter et de suivre.

Les équipes à gros budget ne voudront pas suivre et juste expérimenter, elles vont trouver les outils pour innover et développer plus pour atteindre les plus hauts sommets. C’est là ou il y a toujours de l’insatisfaction, en principe les solutions se font rare. Malheureusement dans n’importe lequel sport ou même en commerce, c’est la loi de la jungle, le plus fort va l’emporter.

L'argent n'achete pas la victoire, mais elle nuit pas !

N’oubliez pas une chose, peu importe le règlement, les riches vont rester riches!
Et dans mon livre à moi, plus qu’il va y avoir de règlements plus il va être difficile pour les inspecteurs d’appliquer les règles, il y aura toujours des zones grises dans les règlements. Les petites équipes n’accéderont pas plus dans les plus hauts sommets, par contre ils vont pouvoir s’en approcher, mais l’équipe riche qui a les moyens d’innover et de développer sera encore plus près qu’eux !

Les règlements limitent temporairement les coûts, mais à long terme elle les augmente et ce sont les plus petites équipes qui vont écoper. À court terme elles permettent de rêver à ceux qui n’ont pas de chance de finir premiers et à long terme leur rêve deviendra vite un cauchemar.

Chose importante je ne suis pas contre les règlements, mais je suis contre le nivèlement par le bas. Quelques fois on tente de créer des règlements pour ralentir les meneurs, mais la plupart du temps elle nuit beaucoup plus aux petites équipes.

Solution possible ?
Un comité? Une association des joueurs (pilotes équipes) ? Un comité de discipline?

Je verrais  très bien ces 3 possibilités ensemble.

Un comité :

Un comité formé de dirigeant des pistes de course, d’inspecteurs,  de propriétaire ou membre d’équipe et pilote. Ce comité serait fait pour échanger des idées pour amélioré le sport, réduire les couts sans niveler par le bas, analyser les pour et les contres de chacune des idées. Trouver un consensus.

Une association sanctionnée!

Chaque classe devrait être une association, Exemple : les Empire Super Sprint , Les Lightning Sprint, Les STR Revstars, Les World of Outlaws sont des associations auxquelles elles vendent leurs produits. Les associations font leurs propres règlements, leur propre système de points et de bourses,. Elles vendent leurs produits aux promoteurs clés en main.

Les promoteurs n’auront plus de problèmes d’inspection, Plus de problèmes à se casser la tête avec les règlements pour essayer de satisfaire tout le monde, plus de problèmes de conflit d’intérêts si un propriétaire d’équipe commandite une piste de course, car la commandite ne créera plus de malaise d’influence sur les décisions de sanction!

Un comité de discipline :
Un comité de disciple indépendant, formé d’anciens inspecteurs ou d’ancien membre d’équipe crédible,appuyée d’un avocat qui n’auront aucun lien actuel avec les gens des courses. Lorsque qu'un inspecteur trouvera une pièce non conforme, l'équipe fautive devra aller s'expliquer devant le comité de discipline, qui par la suite le comité prendra les décisions nécessaires pour donné des sanctions.

Comme dans n’importe lequel des cas il n’y aura rien de parfait, mais ça fait des années qu’à chaque réunion il y a des bras de fer, les promoteurs veulent faire plus d’argent en mettant des règlements pour que les équipes dépensent le moins ce qui en même temps n’oblige pas les promoteurs à augmenter les bourses et de l’autre côté les pilotes veulent en dépenser le moins, mais eux aussi en gagner plus.

Réflexion soudaine : Combien d’équipes vont aux courses pour la bourse? Et combien d’équipes y vont pour la victoire? Probablement que ce celui qui va aux courses pour la victoire va dépenser beaucoup plus que celui qui va aux courses pour la bourse! donc encore deux poids deux mesure!

 Vous ne trouvez pas que ça ressemble beaucoup au hockey, comme les propriétaires et les joueurs, chaque personne est maintenant rendue une PME, l’un a besoin de l’autre, mais tous veulent avoir la part du gâteau pour faire valoir leur Business. Il faut juste maintenant savoir qui tire de la plus grande part du gâteau et que faire pour que la plupart en mangent tout un petit morceau sans ce mordre les doigts?


Dur dur de plaire à tous !



Steve Berthiaume
Président/fondateur
Chroniqueur
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