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Yves
Lafrance a bien voulu m’accorder une entrevue en me parlant de sa passion, les
courses de stock car. Quel homme de connaissance! Je l'ai rejoint à son domicile en Caroline du Nord, tout près de son lieu de travail au High Point, où se situe le garage de Toyota de NASCAR pour lequel il travaille.
Yves
Lafrance, cet Ontarien de Cornwall, a fait le saut à 40 ans, ayant dans sa
valise l’expérience acquise au fil des ans dans le domaine des courses sur
terre-battue. Il me confiait que sa première année fut déterminante à tous les
niveaux que ce soit familial que professionnel.
Son
travail est très pointilleux, et surtout, il n'a pas le droit à l’erreur. À
chacune des difficultés rencontrées, il doit y avoir une solution et une cause.
Donc, des comptes à rendre. A titre d’exemple, Yves m’expliquait que chez
Toyota, on ne retrouve aucune pièce métrique ; c’est les mesures impériales car
c’est le concept nord-américain. Par conséquent, aucune pièce venant de l’Asie.
Il est évident que l’arrivée de Toyota en NASCAR a dérangé un peu, par contre
tous les ingénieurs sont des Américains. Chaque pièce qui entre au garage doit être identifiée, codée et enregistrée. Par la suite, un ingénieur vérifie la
qualité et s’assure qu’elle est conforme à leurs exigences, sinon on la
retourne au manufacturier. Une pièce qui est à l’origine d’un bris est
automatiquement identifiée et on retire toutes les autres pièces provenant de
la même série ; pas de chance à prendre.
À titre d’exemple, on retrouve plus de
140 moteurs dans le garage de High Point en Caroline du Nord, sans compter ceux
en Californie, autres garages de Toyota pour la série NASCAR
Yves
m’expliquait dans quel contexte il y travaille, en le qualifiant comme une
école.
À la recherche constante de nouvelles idées, ce domaine évolue à une vitesse effarante. Questionné à ce sujet, il était évident que je ne saurais
rien de leurs secrets. Par contre, il a bien voulu comparer ce qui se fait en ce
moment en NASCAR.
À cet effet, Yves mentionne qu’ils sont au moins une dizaine
d’années d’avance, avant que l’on puisse voir leurs inventions arriver sur le
marché. L’argent ne semble pas être un problème.
Le
piratage est très présent dans ce domaine. Un contrôle à tous les niveaux. En
effet, Yves doit traverser des barrières avec des codes de sécurité. D’autres
parts, toutes les pièces non-réutilisables sont acheminées et escortées à la
fonderie pour s’assurer qu’elles ne seront pas reprises par un compétiteur. De
même, aucune photo n'est permise dans les puits durant les épreuves. Toutefois,
certains employés peuvent changer de compagnie à leur insu.
Durant
la semaine des courses, c’est généralement en avion qu’il voyage. L’équipe
Toyota voyage à bord d’un jet privé de 35 personnes. Les jeudi et vendredi, le
garage ouvre ses portes à 6h du matin et ferme à 21h. Le samedi, journée de la
grande course, le garage ouvre à 8h et ferme à 1h du matin.
Après la
course, c’est la course pour les mécanos.
Après l’inspection, on nettoie,on range tout dans les camions.
Finalement, on prend l’avion où la consommation nous attend.
Je lui ai demandé quel conseil
il aurait à donner pour des jeunes qui aspirent à faire comme lui ?
Premièrement, avoir la passion des courses ; ensuite, être à l’écoute. On doit
commencer dans une équipe, offrir ses services, enlever la boue sur la voiture,
et par la suite, prendre des responsabilités telles que les pneus et petit à
petit, en travaillant fort, vous gagnerez vos jalons.
Yves
Lafrance a toute mon admiration, aller vivre aux États-Unis, même si cela n’est
pas toujours évident. Il est l’inspiration de plusieurs d’entre nous !
Steve Brillant
Chroniqueur
360NITRO.com
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