Photo:Luc Marin   

 

Un retour sur l’autodrome Drummond de 2011

 

Luc Marin
 Chroniqueur

 

Samedi le 21 janvier 2012

Les souvenirs sont un des aspects de la vie que l’être humain arrive à contrôler le plus souvent à bon escient.  Ils font partie de notre personnalité et aide à forger celle-ci en bonne partie;  il y en a de très bons, et parfois des moins intéressants,  parfois quelques- uns qu’on préférerait oublier.  Mais cette entrée en matière est pour parler de quelques souvenirs que j’ai auscultés cet hiver, et en particulier ceux reliés à un autodrome qui a longtemps imprégné ma mémoire d’enfant et dont toutes les vérités reliées à cet antre de mystère m’ont été révélés durant l’été de 2011.  Je veux vous parler de l’Autodrome Drummond!

Je suis natif de Drummondville, mais j’ai passé un bonne partie de ma jeunesse à Sorel, Ayant encore beaucoup de famille à Drummondville, nous avons fait très souvent des allers-retours Sorel-Drummond. En effectuant ce court voyage avec ma famille, j’ai aperçu beaucoup de choses nouvelles qui ont enflammé mon imagination d’enfant, dont une en particulier les voitures à numéro! Comme beaucoup d’enfants, j’ai passé une partie de ma jeunesse à licher les vitres de la voiture familiale, et embuer ces mêmes vitres de ma curiosité et mon hyperactivité à poser des questions à l’infini, dont beaucoup de réponses sont tombées dans le néant de mon incompréhension. C’est étonnant cette faculté qu’est la mémoire, elle nous ressasse des souvenirs par association d’idées ou l’arrivée d’évènements, et cet été avec ma fréquentation de l’Autodrome de ma ville natale, beaucoup de mystères infantiles ont été résolus dont la mystérieuse destination des voitures à numéro a été résolue.

L’Autodrome Drummond est l’un des mieux situés du point vue géographique en étant situé près de l’autoroute 20 et de l’autoroute 55 qui comme la région l’indique est au centre du Québec. La meilleure chose dans mon cas, c’est que cela ne m’a pris que quelques minutes pour m’y rendre. Le choix est laissé au spectateur d’entrée avec ou sans accès au puits comme à Granby. Mais ce qui m’a frappé ….c’est l’ambiance !!!

L’ambiance est différente, pour chaque pièce, lieu, ou endroit d’où nous nous trouvons et cette ambiance est propre à chacun. L’interprétation que l’on en fait, est un exercice individuel, certain l’ignore la plupart du temps, d’autres le ressentent le temps d’un instant. Pour ma part, cette première journée à l’Autodrome en était une  des plus fébriles. Était-ce ma sensibilité qui s’était accrue ou simplement le fait que j’étais bombardé de « pourquoi » et de « regarde » de la part de ma progéniture, qui n’avait cessé de m’étourdir de toutes leurs remarques et questions?  En partie seulement.

Ici le passé a survécu légèrement au présent, on peut apercevoir une partie de l’histoire de cet Autodrome. Les traces du passé sont toujours présentes. Je ne parle pas ici des estrades, qui auraient peut-être besoin d’un léger rafraîchissement. Non! Je parle d’un endroit qui a du vécu! Où le temps est passé, et a laissé sa marque.

Chaque égratignure, chaque éclat de peinture qui s’écaille, chaque sillon laissé dans le bois a une histoire, qu’elle soit simple ou compliquée, les voir est d’une simplicité, trop facile comparativement à l’interprétation que l’on pourrait apporter. J’ai entrevu cette réalité lors de ma première visite, et j’ai récidivé l’expérience à plusieurs occasions. J’ai aussi eu l’occasion de voir plusieurs personnes qui laissent leurs traces sur le circuit, dont un, en particulier, Yan Bussiere, promoteur de l’Autodrome et pilote dans la catégorie des Modifiés. Cet homme semble avoir autant de passion à préparer la piste avec minutie avant la course, que de plaisir en arrachant la terre de cette même piste durant une course.

Ma sensibilité décrite plus haut dans le texte existe vraiment, et cette sensibilité je ne peux la décrire que d’une seule façon, mon côté maniaque dans la recherche du détail.  Un exemple : lorsque je regarde à travers une vitre, je suis celui qui va rechercher les fissures ou la trace de doigt qui pourrait y être. Je ne me suis jamais considéré comme quelqu’un de doux, mais sensible oui, aux détails, aux émotions, en résumé à tout ce qui m’entoure. Pourquoi avoir fait cette description sur ma sensibilité? Parce que je trouvais qu’il y avait un détail qui manquait, en l’occurrence cette description!!

Pour terminer je veux juste spécifier qu’il n’y a pas seulement le passé et le présent qui sont présents à l’Autodrome Drummond, le futur a aussi sa place, et il prend l’aspect de l’inflation à l’Autodrome Drummond! Et oui! Pour je ne sais quelle obscure raison l’inflation est en avance dans les prix en restauration, tout est un peu plus cher qu’une autre piste que j’ai fréquentée cet été. Un mystère qui ne devrait peut-être pas valoir la peine d’être élucidé, mais je n’ai jamais terminé une chronique sur une note mystérieuse, alors pourquoi pas commencer aujourd’hui!!
 



Luc Marin
Chroniqueur
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