Cette partie de la vie
que l’on préfèrerait oublier.

 

Luc Marin
 Chroniqueur

 

Samedi le 29 octobre 2011

Une certaine  fin de semaine de grisaille, j’étais face à la télévision (ce qui est très rare de ma part je préfère l’ordi) et je venais de trouver quelque chose d’intéressant à regarder, une course automobile, mais voilà au moment où mon attention venait d’être accrochée, des voitures se sont mises à déraper et à s’écraser dans tous les sens, et mon esprit a mis quelques secondes pour comprendre que j’étais en train d’assister à un méga-carambolage en direct de mon salon! Vous devez vous douter que je parle de l’accident durant la course d’Indycar à Las Vegas, celle durant laquelle Dan Wheldon 33 ans a trouvé la mort.

Je ne suis pas un habitué de la série Indycar. Je la découvre graduellement, mais ce dimanche 16 octobre une réalité venait de me frapper, la dangerosité des courses automobiles! Le danger est-il plus présent dans cette discipline? Au début j’ai eu tendance à croire que oui, mais après avoir ruminé plusieurs jours cette pensée, ma réponse a été plutôt, aléatoire entre le oui et le non, car si l’on compare l’habileté des coureurs et leurs connaissances en matière de course et avec la moyenne des gens, la réponse est non, mais lorsque l’on parle de la fragilité d’un corps humain, la réponse pourrait être oui!

Je poserais la question « pensez-vous aux risques encourus lors d’une course? »  à tous les pilotes de course toutes catégories confondues, et je suis certain que la réponse serait non! Cela fait partie de l’ensemble, cela forme un tout. Séparer risque et course, c’est rendre l’épreuve à un niveau de course au dépanneur! C’est enlever le côté «à part» qui fait qu’il y a plus de personnes dans les gradins que sur la piste! La sécurité est essentielle dans tous genres de compétitions, mais personnes n’est à l’abri d’un bris, d’une erreur humaine, et même d’être là, au mauvais endroit au mauvais moment! Ces risques font partie de la vie! On aura beau se surprotéger de tout, le risque zéro n’existe pas, et les pilotes de courses l’acceptent peut-être mieux que la moyenne des gens!

Pour revenir sur le sujet de l’accident de Dan wheldon, le fait que son décès ai été télévisé m’a laissé une sensation bizarre. Une sensation d’être le  voyeur d’un évènement trop intime, je sais que cette sensation n’était pas justifiée, mais ce genre d’évènement en direct me laisse toujours avec des sentiments contradictoires. Non ce n’est certes pas la première fois que cela arrive et avec le côté « en direct » d’aujourd’hui, il est certain que cela se reproduira, et ce, de plus en plus. Même avec le travail remarquable et acharné des équipes de secours, la fatalité ne peut quelquefois être évitée!

Fatalité, est-ce que je crois en ce concept qui est très semblable à celui du mot destin? Peut être un peu, mais pas vraiment en ce qui a trait à cette partie du concept, qui dicte que notre chemin est déjà tout tracé, et qu’on ne peut éviter notre destin. Non, ma vision ressemble plutôt à ceci. Si le destin ou la fatalité était  réalité, sa durée ne serait que de quelques centièmes de seconde, le temps pour nos neurones d’assimiler la fin d’un évènement…celle de notre vie.

Alors rendons hommage aux disparus de cette discipline qu’est la course automobile, avec respect et humilité, et rappelons-nous que bien qu’ils soient les meilleurs, des champions, qu’au bout du compte, il n’en reste pas moins qu’ils sont humains, avec leurs passions, leurs espoirs, mais surtout qu’ils sont la démonstration vivante que nous ne sommes pas immortels et que même les plus forts  ont un côté fragile qui peut se briser à tout instant, alors profitons de chaque moment comme si c’était le dernier, la vie passe si vite ……aussi bien ne rien manquer!



Luc Marin
Chroniqueur
360nitro.com

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