Jake Langlois
 Chroniqueur invité

  Jeudi le 4 mars 2010

   
 

10 ans plus tard !

     
     
     
       
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Photo: Patleck    
       
 

Et oui ! Il y a maintenant dix années d’écoulées depuis la venue du premier sprint car au Québec. Depuis le début d’Alain Bergeron avec les ESS en 2000, une liste incroyable de noms et de vedettes s’est ajoutée à ce phénomène. Pas moins de neuf autres pilotes se sont joints à ce type de compétition en sol québécois, le plus reconnu de ces nouveaux n’est nul autre que Steve ‘’ Fireball’’ Poirier. Multiple champion au par avant en catégorie modifié, Mr. Poirier a pris d’assauts le monde des sprints car de façon remarquable.

Si on fait un pas en arrière et que l’on prend le temps d’examiner ce qui s’est passé depuis cette fameuse saison 2000, on peut s’apercevoir que le nombre de pilotes est maintenant grimpé à 10 et que depuis, deux d’entre eux ont récolté 3 championnats, plus d’une trentaine de victoires au combiné, et ce, auprès de 3 associations différentes.

Quatre d’entre eux furent proclamés recrue de l’année, dont un la recrue par excellence en Amérique. À un certain point, deux des plus connus, soit Bergeron et Poirier furent classés 16e et 25e meilleur pilote de sprint car 360 en Amérique du Nord. Il y a de quoi être fier de nos compétiteurs, ils sont parmi les meilleurs qui soient.

Depuis ce temps, on a pu assister à une évolution constante de la discipline en sol québécois, ainsi qu’une nouvelle approche au niveau des autodromes et une nouvelle reconnaissance parmi les amateurs. La discipline ne cesse de progresser et croyez-moi quand je vous dis que dans les dix prochaines années elle aura encore grandi, au point de triplé.

Ce qui semblait être un événement bisannuel il y a 20 ans est devenu une nouvelle forme de présentation de spectacle pour les autodromes locaux. L’intérêt grandissant des amateurs vis-à-vis cette compétition et la partisanerie envers les pilotes locaux a fait basculer la vision des promoteurs vis-à-vis les sprints car.

Le nombre de programmes augmente au plaisir des amateurs, la vocation de ceux-ci change également. L’année dernière l’autodrome Drummond introduisait le premier Québec National, qui aurait cru cela possible il y a dix ans ? Personne ne pouvait prévoir tel scénario. Ce type d’événement est de plus en plus populaire auprès des inconditionnels de la discipline. On adore voir le niveau de compétition qui est tout simplement au maximum de ce qu’il peut être. Les pistes nord-américaines sont de plus en plus friandes de ces programmes spéciaux, ils permettent d’amasser des foules considérables et génèrent une nouvelle clientèle.

Le niveau de compétition et le calibre des disciplines ne cessent d’augmenter au Québec. Il est évident que le talent est présent, plusieurs pilotes locaux ont réussi d’incroyables exploits au cours des dernières années dans le monde de la terre battue. On a qu’a penser à Alain Bergeron et  Steve Poirier en sprint car, les Mario Clair, David Hébert et Éric Landry en modifié et Jocelyn Roy en prostock.

Nous devons reconnaitre la vision des autodromes locaux vis-à-vis ces héros, ils ne cessent de nous apporter des programmes pour les mettre en évidence. De nouvelles pistes voient le jour au Québec, autant les anciennes que les nouvelles démontrent une attirance envers les sprints cars.

2010 verra la venue de sprint 410 pour la première fois au Québec, les inconditionnels comme moi meurent d’enthousiasme à vous faire découvrir ces bolides aux vitesses absolument hors de l’imaginaire, j’en suis convaincu qu’ils vous laisseront des souvenirs inoubliables.

L’avenir des sprints car semblent appartenir aux pilotes et aux autodromes maintenant, le nombre de pilotes qui délaissent les associations afin d’ajuster une cédule de compétition plus appropriée à leur budget est omniprésent. Le temps où les championnats étaient lucratifs est terminé. Il semble que les politiques internes, les guerres de pouvoir et le désir de tout contrôler de certaines associations ont poussé les pilotes à se diriger vers des titres ou des compétitions plus lucratives.

Nul n’est mieux placé qu’un pilote pour savoir le cout d’exploitation d’un sprint car, les couts grandissants des disciplines de sport automobile forcent les compétiteurs à devenir de plus en plus rusés dans leurs dépenses et leurs objectifs de gains. Le temps est venu plus que jamais de porter son intégrité envers son projet, son équipe et sa passion avant celui des sanctions.

Lors de la prochaine saison vous aurez la chance et le privilège d’assister a de super programmes de courses aux autodromes de votre région, alors prenez le temps de remercier les promoteurs qui se cassent la tête année après année pour vous divertir de ce coté.

Prenez également le temps de saluer et d’apprécié vos pilotes de sprint cars favoris, qui chaque semaine, chaque course, chaque courbe risquent de sérieuses blessures ou même leur vie pour vous divertir et vivre leur passion.

Sur ce, je vous souhaite une saison de course inoubliable, des souvenirs pleins vos sacs et de l’action plein la vue !



Jake Langlois (a fan always)
Chroniqueur invité
360nitro.com