Les risques du métier

   
   
 

 

       
         
     
     
     
     
     
     
     
     
    Photo:Ti-Gaz      
           
 

Cela a fait 35 ans le 7 avril que le monde québécois des compétitions automobiles était durement touché par l’annonce de l’accident de Denis Giroux, à Stafford Springs, au Connecticut.

Dans sa discipline, le « stock car », Denis Giroux était considéré comme un des grands espoirs québécois. Il avait déjà terminé troisième au Permatex 300, à Daytona. Un mois et demi avant son accident, il avait reçu la médaille d’or comme athlète par excellence du « stock car » au Québec en 1973.

Son accident à Stafford a interrompu sa carrière durant un an. Il a d’ailleurs été dans le coma pendant trois mois. Il a été hospitalisé pendant six mois à l’institut de réhabilitation Marie-Clarao.

Il a passé par toutes les étapes de la réhabilitation. Il a dû apprendre de nouveau à parler, à manger, à marcher, tout en tentant de recouvrer la mémoire. Il a presque entièrement réussi.

Un an après, alors que les médecins lui donnaient une mince chance de survie, Denis Giroux avait recommencé à travailler chez Jacques Lalancette, à Drummondville, où il l'a aidé à construire un « stock car » pour les pistes de terre battue. Jacques Lalancette s’était dit très satisfait du travail de Denis, après une semaine. Selon lui, Denis n’avait rien perdu de ses connaissances, bien qu’il travaillait plus lentement.

Denis Giroux croyait pouvoir revenir en piste, en 1976.

Toutefois, il ne faut pas se le cacher, Denis Giroux vivra le reste de ses jours avec un bras handicapé. Il ne pourra plus jamais étirer le bras droit. Aux dernières nouvelles, il vivrait maintenant dans un foyer à Québec.

Denis Giroux restera toujours mon pilote préféré de cette époque.

Christian Genest
Chroniqueur
360nitro.com